Séminaire Labex MS2T

Marie Christine Ho Ba Tho

Directrice du laboratoire BMBI


Multiscale approach for the study of the mechanical behavior of biological material : human bone clinical applications - industrial


Mardi 14 Février 2012 à 14h


Résumé :

Bone is an organ, sub-system of the skeletal system. It interacts with other heterogeneous systems (muscle, joint, heart, ...). A better understanding of the behavior of these systems lead to the development of tools for diagnosis, prevention or treatment evaluation overcome their deficiencies.

Bone is a living material in perpetual transformation, evolution, and modeling process called bone remodeling. The phenomenon of remodeling is regulated by a mechanism of resorption (loss of bone matter), placing (construction of the bone material). One feature of the biological material is its ability to adapt to external mechanical stress and self-repair after a fracture, it is often rightly called a material ’intelligent’. Knowledge of the mechanical behavior of bone and the laws that govern it are needed to characterize the risk of bone fractures, the bone-implant interface. Their knowledge can also establish databases of material for numerical modeling by finite element method, or basic data for the development of techniques to characterize their evolution over time in vivo. In order to describe and understand this mechanism, the following aspects will be discussed, and the different levels of organization of the material to understand its structure and function, experimental techniques of mechanical characterization, physico-chemical and morphological different scales of the material.

Some examples of clinical applications, industrial will be presented.

Séminaire Labex MS2T

Didier DUBOIS

Directeur de Recherche CNRS à l’Institut de Recherche en Informatique de Toulouse (IRIT)


Les nouvelles théories de l’incertain et l’analyse de risque


Jeudi 19 avril 2012 à 14h


Résumé :

La notion d’incertitude a été longtemps un sujet de controverses. En particulier la prééminence de la théorie des probabilités dans les sciences tend à gommer les différences présentes dans les premières tentatives de formalisation, remontant au 17ème siècle, à savoir l’incertitude due à la variabilité des phénomènes répétables et l’incertitude due au manque d’information (dite épistémique). L’école Bayésienne affirme que quelle que soit l’origine de l’incertitude, celle-ci peut être modélisée par une distribution de probabilité unique. Cette affirmation a été beaucoup remise en cause dans les trente dernières années. En effet l’emploi systématique d’une distribution unique en cas d’information partielle mène à des utilisations paradoxales de la théorie des probabilités.

Dans le cas de l’analyse de risque, notamment en matière d’environnement, il est crucial de distinguer entre l’incertitude due à la variabilité d’observations et l’incertitude due à l’ignorance partielle. Cette dernière peut être réduite par l’obtention de nouvelles informations, mais pas la première, dont on ne se prémunit que par des actions concrètes. De nouvelles théories de l’incertain ont émergé, qui offrent la possibilité de représenter les incertitudes dues à l’une et l’autre cause de façon distincte, notamment l’incertitude épistémique, en remplaçant la distribution de probabilité unique par une famille de distributions possibles, cette famille étant d’autant plus grande que l’information est absente. Cette représentation complexe possède des as particuliers plus simples à utiliser en pratique, comme les ensembles aléatoires (théorie des fonctions de croyance), les distributions de possibilité (représentant des ensembles flous de valeurs possibles) et les p-boxes, notamment.

Le but de cet exposé est de susciter l’intérêt pour ces nouvelles théories de l’incertain, d’en discuter la philosophie, et de les illustrer dans le cas de l’analyse de risque.



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