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Thèses soutenues

Thèses soutenues en 2026

Christi­na ALHACHEM

Le 31 mars 2026 à 9h30, à l’université de tech­nolo­gie de Com­piègne, GI-042

Mem­bres du jury :

  • M. Yas­sine Had­jadj-Aoul, pro­fesseur des uni­ver­sités, réseaux, infor­ma­tique, IRISA/INRIA, Rennes (rap­por­teur)
  • M. Has­sine Moungla, pro­fesseur des uni­ver­sités, réseaux, infor­ma­tique, Uni­ver­sité Paris Descartes, lab­o­ra­toire LIPADE, Paris (rap­por­teur)
  • Mme Valérie Loscri, directeur de recherche INRIA, INRIA Lille, Villeneuve‑d’Ascq (exam­i­na­trice)
  • M. Mounir Kellil, ingénieur de recherche, CEA List (exam­i­na­teur)
  • M. Aziz Moukrim, pro­fesseur des uni­ver­sités, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc (exam­i­na­teur)
  • M. Abdel­mad­jid Bouab­dal­lah, pro­fesseur des uni­ver­sités, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc (directeur de thèse)

Résumé :

Les réseaux de com­mu­ni­ca­tion de nou­velle généra­tion — réseaux Beyond 5G/6G, infra­struc­tures IoT mas­sives, envi­ron­nements de réal­ité éten­due — font face à une com­plex­ité crois­sante : des topolo­gies dis­tribuées à grande échelle, des flux de traf­ic hétérogènes et imprévis­i­bles, et des exi­gences de qual­ité de ser­vice (latence, débit, fia­bil­ité) de plus en plus strictes. Cette com­plex­ité rend la ges­tion tra­di­tion­nelle du traf­ic, essen­tielle­ment réac­tive et sta­tique, insuff­isante pour garan­tir des per­for­mances opti­males en temps réel. L’in­tel­li­gence arti­fi­cielle dis­tribuée, et en par­ti­c­uli­er l’ap­pren­tis­sage par ren­force­ment mul­ti-agents (MARL), offre une voie promet­teuse : plutôt que de réa­gir aux inci­dents après coup, les agents appren­nent en inter­agis­sant directe­ment avec l’en­vi­ron­nement réseau, sans néces­siter de mod­èle explicite ni de don­nées éti­quetées, et ce de manière coor­don­née et décentralisée. 

Dans ce cadre, nos travaux pro­posent un sys­tème com­plet de ges­tion dis­tribuée et intel­li­gente du traf­ic, artic­ulé autour de plusieurs con­tri­bu­tions com­plé­men­taires :Nous avons conçu et éval­ué un cadre MARL de con­trôle de con­ges­tion pour les réseaux com­plex­es, dans lequel des agents dis­tribués appren­nent à ajuster dynamique­ment les poids des liens et à répar­tir le traf­ic sur des chemins mul­ti­ples, en opti­misant con­join­te­ment latence, débit et taux de perte. Cette con­tri­bu­tion a mis en évi­dence les com­pro­mis entre scal­a­bil­ité et over­head de coor­di­na­tion selon le nom­bre d’a­gents déployés [IWCMC 2025].

Nous avons pro­posé une approche de relax­ation dynamique des con­traintes de latence de bout en bout dans les envi­ron­nements Sys­tème de Sys­tèmes (SoS) sur 5G, où chaque sous-sys­tème dis­pose d’un agent capa­ble de décider de manière autonome et binaire s’il doit assou­plir ou main­tenir ses exi­gences de latence selon les con­di­tions réseau observées locale­ment. Ce mécan­isme léger per­met d’éviter la sur-allo­ca­tion de ressources tout en préser­vant la qual­ité de ser­vice pour les tâch­es cri­tiques [SoSE 2025].

Nous avons con­duit une étude empirique com­par­a­tive sur les straté­gies de déploiement des agents MARL dans un réseau opéra­tionnel, en con­frontant un place­ment aléa­toire à un place­ment guidé par la topolo­gie (noeuds à forte con­nec­tiv­ité). Les résul­tats mon­trent que le place­ment basé sur le traf­ic accélère la con­ver­gence et réduit sig­ni­fica­tive­ment la con­ges­tion nor­mal­isée par rap­port au déploiement aléa­toire, four­nissant ain­si des lignes direc­tri­ces pra­tiques pour l’opéra­tionnal­i­sa­tion de solu­tions MARL dans des réseaux réels [CCNC 2026].

Nous avons pro­posé Fed-MARL, un cadre fédéré mul­ti-agents inté­grant trois inno­va­tions com­plé­men­taires : une récom­pense pondérée par empathie qui incite chaque agent à tenir compte des per­for­mances de ses pairs afin d’éviter que cer­tains noeuds monop­o­lisent les ressources au détri­ment des autres, une fédéra­tion événe­men­tielle déclenchée par un indice de con­ges­tion com­pos­ite, et une agré­ga­tion adap­ta­tive via FedAdam pour gér­er l’hétérogénéité des don­nées locales. Éval­ué sur une topolo­gie Fat-Tree représen­ta­tive des réseaux de cen­tres de don­nées, Fed-MARL atteint une réduc­tion majeure de la latence, une livrai­son par­faite des paque­ts et un over­head de coor­di­na­tion qua­si nul com­paré aux approches de l’é­tat de l’art [WCNC 2026, CCNC 2026].
L’ensem­ble de ces con­tri­bu­tions forme un sys­tème cohérent, allant de la con­cep­tion de l’a­gent indi­vidu­el jusqu’à la coor­di­na­tion fédérée à grande échelle, en pas­sant par les straté­gies de déploiement opéra­tionnel, et cou­vre ain­si le cycle com­plet de mise en oeu­vre d’une intel­li­gence dis­tribuée pour la ges­tion des réseaux de nou­velle génération.

Estia MALIQARI

Le 3 mars 2026 à 14h30, à l’université de tech­nolo­gie de Com­piègne, Amphithéâtre du cen­tre d’innovation

Mem­bres du jury :

  • M. Stéphane Dauzere-Pres, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Ecole des Mines de Saint Eti­enne, Gardanne
  • Mme Simona Sacone, pro­fesseur, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité de Gen­o­va, Gen­o­va, Italie
  • Mme Corinne Lucet, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de Picardie Jules Vernes, Amiens
  • M. Jean-Paul Bouf­flet, maître de con­férences, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne
  • Mme Elin­da Mece, pro­fesseure, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité Poly­tech­nique de Tirana, Tirana, Albanie
  • Mme Giu­liana Bar­bari­no, doc­teure, mem­bre exam­i­na­teur SNCF Réseau, Saint-Denis
  • M. Dri­tan Nace, pro­fesseur des uni­ver­sités, codi­recteur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne
  • M. Antoine Jouglet, pro­fesseur des uni­ver­sités, codi­recteur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne

Résumé :

La plan­i­fi­ca­tion fer­rovi­aire con­siste à équili­br­er une capac­ité d’infrastructure lim­itée avec les besoins de ser­vice et la disponi­bil­ité du matériel roulant. En France, l’horaire de ser­vice annuel con­stitue la base en réser­vant des sil­lons pour les trains à grande vitesse, régionaux, de fret et autres, tout en respec­tant les marges de sécu­rité et les fenêtres de main­te­nance prévues. Mais une fois ces sil­lons fixés, les entre­pris­es fer­rovi­aires doivent s’assurer que les trains adéquats sont disponibles aux bons dépôts et aux bons moments. Cette étape révèle sou­vent des con­flits cachés : cer­tains sil­lons théorique­ment exploita­bles ne peu­vent pas être assurés faute de matériel, des plages de main­te­nance per­turbent les cir­cu­la­tions prévues ou de longs tra­jets à vide devi­en­nent inévita­bles.
Cette thèse pro­pose une approche d’aide à la déci­sion qui traite simul­tané­ment la con­struc­tion de l’horaire et la plan­i­fi­ca­tion du matériel roulant. En mod­élisant con­join­te­ment l’utilisation de l’infrastructure et les mou­ve­ments du parc, la méth­ode résout les con­flits, favorise la réu­til­i­sa­tion locale des trains et lim­ite les tra­jets à vide coû­teux. Elle part d’un horaire prélim­i­naire et l’améliore de façon itéra­tive pour s’assurer que les cir­cu­la­tions respectent à la fois la disponi­bil­ité des voies et les stocks des dépôts. Une étape finale d’ajustement s’appuie sur une sim­u­la­tion détail­lée afin de véri­fi­er la fais­abil­ité opéra­tionnelle et de cor­riger les dernières incom­pat­i­bil­ités sans remet­tre en cause l’ensemble du plan.
Le résul­tat est un cadre inté­gré per­me­t­tant de pro­duire des horaires à la fois sans con­flits et économes en ressources. Un tel out­il peut aider les ges­tion­naires d’infrastructure et les entre­pris­es fer­rovi­aires à mieux coor­don­ner leurs déci­sions, réduire les per­tur­ba­tions de dernière minute et opti­miser l’utilisation du réseau et du matériel roulant existants.

Thèses soutenues en 2025

Fadel Tarhi­ni

Le 17 décem­bre 2025 à 14h00, amphi du cen­tre d’in­no­va­tion de l’UTC

Mem­bres du jury :

  • SENAME Olivi­er, Pro­fesseur des uni­ver­sités, Spé­cial­ité : Automa­tique Gip­sa-lab, Greno­ble INP / Univ Greno­ble Alpes, Saint-Martin‑d’Hères
  • BASSET Michel, Pro­fesseur des uni­ver­sités, Spé­cial­ité : Automa­tique IRIMAS, Uni­ver­sité de Haute Alsace (UHA), Mulhouse
  • NOUVELIERE Lydie, Pro­fesseure des uni­ver­sités, Spé­cial­ité : Automa­tique LASPI, Uni­ver­sité Jean Mon­net St Eti­enne, Roanne
  • RABHI Hamid, Pro­fesseur des uni­ver­sités, Spé­cial­ité : Automa­tique MIS, Uni­ver­sité de Picardie Jules Verne, Amiens
  • VICTORINO Alessan­dro, Maître de con­férences, HDR, Spé­cial­ité : Automa­tique Heudi­asyc UMR CNRS 7253, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne
  • TALJ Reine, Direc­trice de recherche CNRS, Spé­cial­ité : Automa­tique Heudi­asyc UMR CNRS 7253, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne
  • DOUMIATI Moustapha, Enseignant-chercheur, Spé­cial­ité : Automa­tique, Génie élec­trique ESEO – IREENA UR 4642, Angers

Mem­bre invité :

  • M. Franck Guille­mard, Stellantis

Résumé :

Autonomous mobil­i­ty has matured beyond iso­lat­ed algo­rith­mic advances, expos­ing a fun­da­men­tal chal­lenge in main­tain­ing coher­ence, effi­cien­cy, and robust­ness across the auton­o­my hier­ar­chy. Despite sub­stan­tial progress in deci­sion-mak­ing, tra­jec­to­ry plan­ning, and con­trol, ener­gy effi­cien­cy remains large­ly con­fined to indi­vid­ual lay­ers, with lim­it­ed coor­di­na­tion or con­sis­tent prop­a­ga­tion across the sys­tem. This frag­men­ta­tion is par­tic­u­lar­ly restric­tive for in-wheel vehi­cles, whose tight­ly cou­pled non­lin­ear dynam­ics demand uni­fied objec­tives across all auton­o­my lev­els. This the­sis address­es this chal­lenge by propos­ing a uni­fied frame­work in which safe­ty and ener­gy effi­cien­cy con­sti­tute shared prin­ci­ples from high-lev­el rea­son­ing to in-wheel actu­a­tion, advanced through coor­di­nat­ed mul­ti-objec­tive for­mu­la­tions that ensure real-time fea­si­bil­i­ty.
With­in this uni­fied struc­ture, advanced vehi­cle con­trol con­sti­tutes the dynam­ic back­bone through which intent is trans­lat­ed into phys­i­cal­ly con­sis­tent behav­ior. A pro­gres­sive syn­the­sis of con­trol frame­works is devel­oped, includ­ing adap­tive look-ahead reg­u­la­tion ground­ed in vehi­cle dynam­ics, hier­ar­chi­cal coor­di­na­tion strate­gies span­ning decen­tral­ized robust con­trol to cen­tral­ized adap­tive opti­mal con­trol, and ener­gy-aware torque allo­ca­tion under con­strained actu­a­tion. These ele­ments cul­mi­nate in a holis­tic min­i­mum-order MPC for­mu­la­tion that dis­solves the con­ven­tion­al sep­a­ra­tion between coor­di­na­tion and actu­a­tion, embed­ding sta­bil­i­ty, per­for­mance, and ener­gy effi­cien­cy with­in a sin­gle opti­miza­tion enti­ty.
Tra­jec­to­ry plan­ning is for­mu­lat­ed as a spa­tiotem­po­ral con­struct in which geo­met­ric struc­ture and tem­po­ral smooth­ness direct­ly con­di­tion fea­si­bil­i­ty, con­trol effort, and ener­gy demand. A hybrid plan­ning par­a­digm is estab­lished, com­bin­ing deter­min­is­tic sam­pling with con­tin­u­ous opti­miza­tion over a cor­ri­dor man­i­fold defined by dynam­i­cal­ly con­struct­ed safe­ty bounds. On the tem­po­ral axis, speed plan­ning for­mal­izes the rela­tion­ship between jerk reg­u­la­tion and ener­gy dis­si­pa­tion, yield­ing smooth, bound­ed, and explic­it­ly ener­gy-opti­mal pro­files through con­strained opti­miza­tion over fea­si­ble space-speed domains.
At the cog­ni­tive lay­er, deci­sion-mak­ing is for­mu­lat­ed as an inter­pre­tive sub­strate in which safe­ty and ener­gy coex­ist with­in a uni­fied spa­tial field. Sur­round­ing agents are rep­re­sent­ed through anisotrop­i­cal­ly prop­a­gat­ing super-twist­ed risk fields evolv­ing with rel­a­tive motion and uncer­tain­ty, while a com­ple­men­tary ener­gy field recon­structs the local ener­gy topol­o­gy of fea­si­ble motion from geo­met­ric invari­ants. Their cou­pling enables inte­grat­ed lat­er­al and lon­gi­tu­di­nal maneu­ver syn­the­sis through struc­tured field eval­u­a­tion, ensur­ing robust and gen­er­al­iz­able deci­sion-mak­ing in dynam­ic envi­ron­ments.
Cul­mi­nat­ing in a uni­fied intent-to-con­trol par­a­digm, the pro­posed archi­tec­ture embeds safe­ty and ener­gy as gov­ern­ing prin­ci­ples across the entire auton­o­my hier­ar­chy. Its valid­i­ty is estab­lished through high-fideli­ty co-sim­u­la­tion and eval­u­a­tion on real-world datasets using a full non­lin­ear vehi­cle mod­el. The analy­ses demon­strate sus­tained gains in ener­gy effi­cien­cy, safe­ty, con­trol per­for­mance, com­fort, and com­pu­ta­tion­al tractabil­i­ty, con­firm­ing the coher­ence, robust­ness, and prac­ti­cal rel­e­vance of the devel­oped frame­work for ener­gy-aware autonomous in-wheel mobility.

Shan HE

Le 16 décem­bre 2025 à 13h30, amphi du cen­tre d’in­no­va­tion de l’UTC

Mem­bres du jury :

  • Mme Nadine Piat, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur FEMTO-ST, lab­o­ra­toire AS2M, Besançon
  • M. Olivi­er Simonin, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur INSA Lyon, City Lab, Villeurbanne
  • M. Pedro Castil­lo-Gar­cia, directeur de recherche CNRS, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Youcef Mezouar, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Insti­tut Pas­cal, SIG­MA-Cler­mont, Aubière
  • M. Vin­cent Fre­mont, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur LS2N, Nantes
  • M. Lou­nis Adouane, pro­fesseur des uni­ver­sités, directeur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne

Résumé :

Con­nect­ed Autonomous Vehi­cles (CAVs), equipped with coop­er­a­tive deci­sion-mak­ing capa­bil­i­ties, are regard­ed as a future devel­op­ment trend in intel­li­gent urban trans­porta­tion sys­tems. Stud­ies show that CAVs offer sig­nif­i­cant­ly greater applic­a­bil­i­ty and effec­tive­ness in man­ag­ing com­plex sit­u­a­tions such as unsignal­ized inter­sec­tions or round­about cross­ing, pri­mar­i­ly due to their abil­i­ty to per­form coop­er­a­tive deci­sion-mak­ing and intel­li­gent coor­di­na­tion, which enhance both traf­fic effi­cien­cy and safe­ty.
The objec­tive of this PhD the­sis is to devel­op a CAV-based coop­er­a­tive mul­ti-risk assess­ment and man­age­ment archi­tec­ture for unsignal­ized inter­sec­tions to opti­mize traf­fic flow at both the micro­scop­ic-lev­el (inter­ac­tions between sev­er­al local vehi­cles) and macro­scop­ic-lev­el (inter­ac­tions of CAV accord­ing to glob­al road flows).
At the micro­scop­ic lev­el, a Mul­ti-Risk Man­age­ment Coop­er­a­tive Opti­miza­tion approach based on a Pre­dict­ed Inter-Dis­tance Pro­file (MRMCO-PIDP) is devel­oped to effi­cient­ly man­age the risk of col­li­sion between CAVs. This method is fur­ther extend­ed to enhance the nego­ti­a­tion mech­a­nism and opti­miza­tion process by enabling adap­ta­tion to dis­trib­uted deci­sion-mak­ing. To address uncer­tain­ties aris­ing from var­i­ous envi­ron­men­tal factors—such as local­iza­tion errors, com­mu­ni­ca­tion delays, and, more crit­i­cal­ly, com­mu­ni­ca­tion loss—a PIDP-based Prob­a­bilis­tic Uncer­tain­ty Inter­val (PIDP-PUI) method is pro­posed to sup­port robust col­lab­o­ra­tive deci­sion-mak­ing main­ly under degrad­ed com­mu­ni­ca­tion con­di­tions.
At the macro­scop­ic lev­el, due to the large vol­ume of vehi­cles often lead­ing to an expo­nen­tial increase in com­pu­ta­tion­al com­plex­i­ty, a con­flict-path-check­ing and risk man­age­ment graph method is intro­duced to sub­stan­tial­ly reduce the com­pu­ta­tion­al bur­den of inter­sec­tion man­age­ment, there­by mak­ing the approach viable for real-world imple­men­ta­tion. Build­ing on this foun­da­tion, in com­plex traf­fic sce­nar­ios, effec­tive­ly mit­i­gat­ing the con­ges­tion remains a crit­i­cal chal­lenge. To this end, a Con­ges­tion-Sen­si­tive Flow Fusion (CSFF) mod­el is pro­posed to ana­lyze the caus­es of con­ges­tion from a traf­fic-flow per­spec­tive and to pro­vide tar­get speeds for dif­fer­ent direc­tions to alle­vi­ate it.
By inte­grat­ing the macro­scop­ic and the micro­scop­ic lev­els, the MRMCO-PIDP method and the pro­posed CSFF mod­el are fused to achieve both col­li­sion avoid­ance and con­ges­tion mit­i­ga­tion, ulti­mate­ly reduc­ing aver­age wait­ing delays and con­ges­tion rates. Fur­ther, in order to inten­sive­ly val­i­date the pro­posed deci­sion-mak­ing archi­tec­tures and opti­miza­tion process­es, a pre­cise sim­u­la­tor has been devel­oped, and a series of sto­chas­tic sce­nar­ios have been gen­er­at­ed for eval­u­a­tion. The sim­u­la­tion results demon­strate the effec­tive­ness and the robust­ness of the pro­posed meth­ods in han­dling com­plex and uncer­tain traf­fic con­di­tions.
Key­words: Mul­ti-Vehi­cle Sys­tems (MVS), Con­nect­ed Autonomous Vehi­cles (CAV), Coop­er­a­tive Nav­i­ga­tion, Coop­er­a­tive Risk-Assess­ment and Man­age­ment, Hybrid Centralized–Decentralized Con­trol Archi­tec­ture, Deci­sion-Mak­ing under Uncer­tain­ty, Traf­fic Flow Man­age­ment in Local­ized Intersections.

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Asma ARAB

Le 15 décem­bre 2025 à 9h30, amphi du cen­tre d’in­no­va­tion de l’UTC

Mem­bres du jury :

  • M. Lyes KHOUKHI, Pro­fesseur des Uni­ver­sités, cyber­sécu­rité, mem­bre rap­por­teur Con­ser­va­toire Nation­al des Arts et Métiers (CNAM Paris)
  • M. Pas­cal LORENZ, Pro­fesseur des Uni­ver­sités, réseaux, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité Haute-Alsace, IUT de Colmar
  • Mme. Vale­ria LOSCRI, Direc­trice de Recherche INRIA, mem­bre exam­i­na­teur
    nria Lille
  • M. Youcef IMINE, Maître de Con­férences, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité Poly­tech­nique Hauts-de-France
  • M. Aziz Moukrim, Pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de Tech­nolo­gie de Compiègne
  • Mme. Gha­da Jaber, Maître de Con­férences, codi­rec­trice de thèse Uni­ver­sité de Tech­nolo­gie de Compiègne
  • M. Abdel­mad­jid BOUABDALLAH, Pro­fesseur des uni­ver­sités, codi­recteur de thèse Uni­ver­sité de Tech­nolo­gie de Compiègne

Résumé :

The Inter­net of Things (IoT) is trans­form­ing mod­ern soci­ety by enabling seam­less con­nec­tiv­i­ty between phys­i­cal and dig­i­tal worlds. How­ev­er, the growth of mobile IoT devices intro­duces sig­nif­i­cant secu­ri­ty chal­lenges, par­tic­u­lar­ly due to their mobil­i­ty, resource con­straints, and expo­sure to untrust­ed envi­ron­ments. Tra­di­tion­al secu­ri­ty mech­a­nisms are often sta­t­ic and ener­gy-inten­sive, mak­ing them unsuit­able for mobile IoT deploy­ments where ener­gy effi­cien­cy and adap­tive secu­ri­ty are crit­i­cal.
This area has received increas­ing atten­tion in recent years. In the first part of this the­sis, we present our first con­tri­bu­tion to the secu­ri­ty of mobile IoT. We pro­vide a deep study and analy­sis of the most recent approach­es in this field. The sec­ond part includes two key con­tri­bu­tions: First, we pro­pose a risk-based Adap­tive Authen­ti­ca­tion Mod­el for mobile IoT (AAM-mIoT), which dynam­i­cal­ly selects authen­ti­ca­tion mech­a­nisms based on real-time risk assess­ments and device-spe­cif­ic con­straints. Lever­ag­ing an SDN-based archi­tec­ture, AAM-mIoT opti­mizes the trade-off between secu­ri­ty assur­ance and ener­gy effi­cien­cy, ensur­ing con­tin­u­ous pro­tec­tion across vary­ing threat envi­ron­ments.
Sec­ond, we intro­duce a mobil­i­ty-based ener­gy opti­miza­tion solu­tion that uses Deep Rein­force­ment Learn­ing (DRL) to proac­tive­ly man­age device ener­gy con­sump­tion dur­ing secu­ri­ty oper­a­tions. By for­mu­lat­ing the prob­lem as a Markov Deci­sion Process (MDP), our mod­el decides whether to relo­cate a device to a safer zone, put it to sleep, or main­tain its cur­rent state, there­by pre­vent­ing ener­gy exhaus­tion with­out com­pro­mis­ing secu­ri­ty. We fur­ther pro­vide a com­par­a­tive analy­sis of four DRL algo­rithms which are: DQN, A2C, TRPO, and PPO.
Through exten­sive sim­u­la­tions, both con­tri­bu­tions show sig­nif­i­cant improve­ments in secu­ri­ty com­pli­ance, ener­gy sav­ings, and net­work life­time com­pared to bench­mark strate­gies. This work pro­vides a com­pre­hen­sive, adap­tive secu­ri­ty frame­work tai­lored for the unique demands of mobile IoT, paving the way for more resilient and sus­tain­able IoT ecosystems.

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Kristi­na Kumbria

Le 12 décem­bre 2025, amphi du cen­tre d’in­no­va­tion de l’UTC

Mem­bres du jury :

  • Mme Claire Hanen, pro­fesseure émérite, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité Paris Nan­terre, lab­o­ra­toire Seg­mi, Nanterre
  • M. Emmanuel Neron, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité de Tours, Poly­tech Tours, Tours
  • M. Jacques Car­li­er, pro­fesseur émérite, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Dri­tan Nace, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Eric Pin­son, pro­fesseur, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité catholique de l’Ouest, Angers
  • Mme Tifenn Rault, maîtresse de con­férences, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de Tours, Poly­tech Tours, Tours
  • M. Antoine Jouglet, pro­fesseur des uni­ver­sités, co-directeur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Abder­rahim Sahli, maître de con­férences, co-directeur de thèse Uni­ver­sité Gus­tave Eif­fel, ESIEE Paris, Marne-la-Vallée

Résumé :

Cette thèse pro­pose une exten­sion du raison­nement énergé­tique appliqué au prob­lème d’ordonnancement cumu­latif et explore son inté­gra­tion dans le prob­lème d’ordonnancement de pro­jets sous con­traintes de ressources. Les approches clas­siques de raison­nement énergé­tique, bien qu’efficaces, reposent sur des relax­ations con­tin­ues qui nég­li­gent la nature dis­crète des capac­ités de ressources. Cette approx­i­ma­tion lim­ite leur apti­tude à détecter cer­taines infais­abil­ités et à pro­duire des bornes inférieures pré­cis­es. Afin de pal­li­er cette lim­ite, nous redéfinis­sons le bilan énergé­tique en ten­ant compte des por­tions de tâch­es exé­cutées en dehors des inter­valles tem­porels con­sid­érés et en inté­grant explicite­ment les con­traintes d’intégralité des ressources. Cette évo­lu­tion con­ceptuelle con­duit à un test de fais­abil­ité plus puis­sant et à des bornes inférieures sig­ni­fica­tive­ment ren­for­cées.
L’une des con­tri­bu­tions majeures de ce tra­vail réside dans la for­mu­la­tion d’un nou­veau prob­lème de tri­par­ti­tion, résolu par pro­gram­ma­tion dynamique. Ce mod­èle trans­forme l’évaluation énergé­tique en une opti­mi­sa­tion de type prob­lème du sac à dos, per­me­t­tant de cap­tur­er la véri­ta­ble struc­ture com­bi­na­toire de l’utilisation des ressources. Nous pro­posons égale­ment plusieurs straté­gies avancées de cal­cul de bornes inférieures (notam­ment des approches destruc­tives et con­struc­tives), ain­si qu’une analyse des ressources redon­dantes, pro­longeant les travaux fon­da­teurs de Car­li­er et Néron afin d’obtenir des esti­ma­tions du makespan plus ser­rées et plus réal­istes.
Les expéri­men­ta­tions numériques menées démon­trent l’efficacité pra­tique du cadre dévelop­pé : le vérifi­ca­teur énergé­tique enrichi détecte des infais­abil­ités ignorées par les méth­odes exis­tantes, four­nit des bornes inférieures plus fortes et améliore les per­for­mances des solveurs lorsqu’il est inté­gré à des sys­tèmes indus­triels de pro­gram­ma­tion par con­traintes. Au-delà du con­texte de l’ordonnancement cumu­latif, ces résul­tats illus­trent la portée générale du raison­nement énergé­tique amélioré pour les prob­lèmes d’optimisation sous con­traintes de ressources, étab­lis­sant ain­si cette approche comme un out­il à la fois rigoureux, per­for­mant et poly­va­lent pour la recherche théorique et appliquée en ordonnancement.

Emmanuel ALAO

Le 5 décem­bre 2025 à 9h00, amphi du cen­tre d’in­no­va­tion de l’UTC

Mem­bres du jury :

  • Mme Emil­ia Sil­vas, asso­ciate pro­fes­sor, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité tech­nique d’Eindhoven, Pays-Bas
  • M. Maan El Badaoui El Naj­jar, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Cen­tre de recherche en infor­ma­tique, sig­nal et automa­tique de Lille, Villeuneuve‑d’Ascq
  • M. Michel Bas­set, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité Haute-Alsace, ENSISA, Mulhouse
  • M. Philippe Bon­ni­fait, pro­fesseur, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Jean-Christophe Popieul, pro­fesseur, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité poly­tech­nique Hauts-de-France, LAMIH, Valenciennes
  • Mme Anne Spalan­zani, pro­fesseure des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de Greno­ble Alpes, IUT2 Greno­ble, Grenoble
  • M. Lou­nis Adouane, pro­fesseur des uni­ver­sités, codi­recteur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Philippe Mar­tinet, directeur de recherche, codi­recteur de thèse Inria Sophia-Antipo­lis Méditer­ranée, Sophia-Antipolis

Résumé :

Mod­ern trans­porta­tion is being trans­formed by autonomous vehi­cles (AVs), which promise enhanced safe­ty, effi­cien­cy, and con­ve­nience. These vehi­cles rely on com­plex algo­rithms to per­ceive their envi­ron­ment, make deci­sions, and con­trol motion in real time. A crit­i­cal com­po­nent is the risk assess­ment and man­age­ment unit, which ana­lyzes traf­fic sce­nar­ios for poten­tial haz­ards and deter­mines the safest con­trol out­puts. This process requires pre­dict­ing and sim­u­lat­ing mul­ti­ple road sce­nar­ios, lead­ing to var­i­ous hypothe­ses and algo­rithms for esti­mat­ing the future states of sur­round­ing road users.
The emer­gence of Per­son­al Light Elec­tric Vehi­cles (PLEVs), such as elec­tric scoot­ers and bikes, has increased uncer­tain­ty on the road. These vehi­cles exhib­it mul­ti-modal behavior—moving like pedes­tri­ans at low speeds and accel­er­at­ing rapidly—and their small size com­pli­cates detec­tion. Two main chal­lenges arise: uncer­tain­ty in pre­dict­ing the states (posi­tion, veloc­i­ty, size) of sur­round­ing agents, and man­ag­ing mul­ti-modal motion pre­dic­tions with­out over­ly con­ser­v­a­tive con­trol actions. This PhD the­sis, con­duct­ed under the ANNAPOLIS (AutoNomous Nav­i­ga­tion Among Per­son­al mObiL­i­ty devIceS) project, address­es these chal­lenges to ensure safe and com­fort­able AV nav­i­ga­tion in dynam­ic and con­strained urban envi­ron­ments. The research aims to design and val­i­date a Mul­ti-Risk Assess­ment and Mul­ti-lev­el Motion Opti­miza­tion \& Con­trol (MiRA-MOC) archi­tec­ture as a com­pre­hen­sive mul­ti-risk assess­ment and man­age­ment sys­tem.
Specif­i­cal­ly, the the­sis address­es autonomous dri­ving chal­lenges posed by uncer­tain­ties in the dynam­ic, pos­si­bly errat­ic motion of sur­round­ing agents, includ­ing PLEVs. It intro­duces a deci­sion-mak­ing and con­trol strat­e­gy based on a mul­ti-lev­el motion opti­miza­tion frame­work that han­dles motion uncer­tain­ties using a Fusion of sto­chas­tic Pre­dic­tive Inter-Dis­tance Pro­files (F‑sPIDP). This con­tin­u­ous mul­ti-risk assess­ment met­ric projects uncer­tain­ty in agents’ motion onto the pre­dict­ed inter-dis­tance between the AV and its sur­round­ings.
To address the first chal­lenge, F‑sPIDP extends the Pre­dic­tive Inter-Dis­tance Pro­file (PIDP) con­cept to a sto­chas­tic ver­sion (sPIDP) that cap­tures uncer­tain­ty in pre­dict­ed states. The sec­ond chal­lenge in mul­ti-modal pre­dic­tion is han­dled by fus­ing mul­ti­ple sPIDPs. An opti­mal tra­jec­to­ry is then select­ed from pos­si­ble maneu­vers using a com­bi­na­tion of safe glob­al tra­jec­to­ry sam­pling and F‑sPIDP. Final­ly, local con­trol opti­miza­tion com­putes con­trol actions that min­i­mize col­li­sion risk while respect­ing vehi­cle dynam­ics. The pro­posed strat­e­gy has been val­i­dat­ed through exten­sive sim­u­la­tions and real-vehi­cle experiments.

Jérôme GAIGNE

Le 28 novem­bre 2025 à 10h, amphi du cen­tre d’in­no­va­tion de l’UTC

Mem­bres du jury :

  • M. Sébastien Konieczny, directeur de recherche, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité d’Artois, CRIL, Lens
  • Mme Meltem Öztürk Escoffi­er, pro­fesseure des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité Paris Dauphine, Lam­sade, Paris
  • M. Sébastien Dester­cke, directeur de recherche, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • Mme Rai­da Ktari, maîtresse de con­férences, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Nico­las Maudet, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Sor­bonne Uni­ver­sité, LIP6, Paris
  • M. Ramin Pino Perez, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité de Los Andes, Venezuela
  • M. Syl­vain Lagrue, pro­fesseur des uni­ver­sités, co-directeur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Khaled Belahcène, maître de con­férences, co-directeur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Heudi­asyc, Compiègne

Résumé :

Ordered struc­tures are cen­tral to Arti­fi­cial Intel­li­gence, par­tic­u­lar­ly in mod­el­ing rea­son­ing, deci­sion-mak­ing, and pref­er­ence rep­re­sen­ta­tion. While total pre­orders pro­vide a straight­for­ward way to rank alter­na­tives, they fail to cap­ture the nuances of real-world sce­nar­ios where incom­pa­ra­bil­i­ty or hes­i­ta­tion may arise. Par­tial orders offer greater flex­i­bil­i­ty but at the cost of increased com­plex­i­ty. This the­sis explores the spec­trum of ordered struc­tures, with a focus on their role in belief revi­sion, which is the process by which an agent inte­grates new infor­ma­tion into their exist­ing beliefs while main­tain­ing con­sis­ten­cy.
Belief revi­sion oper­a­tors are tra­di­tion­al­ly linked to ordered struc­tures over pos­si­ble worlds, where min­i­mal ele­ments rep­re­sent the agent’s most plau­si­ble beliefs. How­ev­er, exist­ing frame­works, such as AGM or revi­sion of par­tial­ly ordered infor­ma­tion, often rely on restric­tive total pre­orders or over­ly per­mis­sive par­tial orders. To address this, we intro­duce deci­sive revi­sion oper­a­tors, which guar­an­tee a unique out­come for the revi­sion process by refin­ing total pre­orders with tie-break­ing mech­a­nisms.
We then turn to more expres­sive mod­els to cap­ture com­plex pref­er­ence pat­terns. For real-world sce­nar­ios, such as career choic­es where alter­na­tives may be incom­pa­ra­ble yet local­ly ordered, we pro­pose two nov­el class­es of ordered struc­tures: par­ti­tioned lin­ear orders and for­est orders. Par­ti­tioned lin­ear orders cor­re­spond to the idea of dis­joint local­ly ordered groups while for­est orders orga­nize pos­si­ble worlds into trees, either root­ed at the most or least plau­si­ble ele­ments. These struc­tures pro­vide a nuanced way to rep­re­sent sit­u­a­tions where alter­na­tives are divid­ed into groups based on degrees of sim­i­lar­i­ty or lev­els of pref­er­ence, while remain incom­pa­ra­ble across dis­tinct groups.
For each class, we devel­op a set of ratio­nal­i­ty pos­tu­lates that char­ac­ter­ize their cor­re­spond­ing revi­sion oper­a­tors. We also pro­vide con­struc­tive meth­ods to build these oper­a­tors, demon­strat­ing their coher­ence and applic­a­bil­i­ty. We expand belief revi­sion the­o­ry by intro­duc­ing new oper­a­tors that reflect the need of clear out­come for deci­sion-mak­ing, and some nuances and incom­pa­ra­bil­i­ty inher­ent to human reasoning.

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Nico­las Urbani

Le 8 juil­let 2025 à 14h, L102, bâti­ment Pierre Guillaumat

Mem­bres du jury :

  • Mme Flo­rence Alberge, pro­fesseure des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur – ENS Paris Saclay, lab­o­ra­toire SATIE, Gif-sur-Yvette
  • M. Alain Rako­toma­mon­jy, prin­ci­pal researcher, mem­bre rap­por­teur – Criteo AI Lab, Paris
  • Mme Edith Grall, enseignante-chercheuse, mem­bre exam­i­na­teur – Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Troyes, lab­o­ra­toire Infor­ma­tique et Société Numérique (LIST3N), Troyes
  • M. Sébastien Dester­cke, directeur de recherche CNRS, mem­bre exam­i­na­teur – Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Yves Grand­valet, directeur de recherche CNRS, directeur de thèse – Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Syl­vain Rousseau, maître de con­férences, co-encad­rant de thèse – Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne

Résumé :

Ces dernières années, les clas­sifi­ca­teurs à réseaux de neu­rones sont rapi­de­ment devenus un élé­ment fon­da­men­tal et omniprésent d’une vaste gamme de sys­tèmes automa­tisés. Leur suc­cès dans des tâch­es telles que la recon­nais­sance d’im­ages, le traite­ment du lan­gage naturel et le diag­nos­tic médi­cal a entraîné leur adop­tion général­isée. Néan­moins, un défi de taille demeure : la nature intrin­sèque­ment « boîte noire » de ces mod­èles. Cette opac­ité com­plique la com­préhen­sion com­plète du proces­sus de déci­sion, ren­dant plus dif­fi­cile la garantie de leur fia­bil­ité. Le manque de trans­parence rend égale­ment ardu, voire impos­si­ble, de prédire avec con­fi­ance la réac­tion d’un mod­èle face à des échan­til­lons inat­ten­dus dans la nature, ou la manière dont sa per­for­mance peut être affec­tée lorsqu’il est con­fron­té à des exem­ples hors de sa dis­tri­b­u­tion d’en­traîne­ment. Cette imprévis­i­bil­ité est par­ti­c­ulière­ment préoc­cu­pante dans les appli­ca­tions cri­tiques pour la sécu­rité, où des clas­si­fi­ca­tions erronées peu­vent avoir des con­séquences graves, par exem­ple dans le diag­nos­tic médi­cal ou les déci­sions admin­is­tra­tives automa­tisées. Ce défi majeur pour assur­er un com­porte­ment prévis­i­ble et fiable a catalysé de nom­breuses recherch­es visant à com­pren­dre et à amélior­er la robustesse des mod­èles de réseaux de neu­rones.
Cette thèse con­tribue à l’ob­jec­tif essen­tiel d’amélio­ra­tion de la fia­bil­ité des réseaux de neu­rones en se con­cen­trant sur deux approches dis­tinctes mais com­plé­men­taires. Pre­mière­ment, nous explorons l’in­té­gra­tion d’in­for­ma­tions struc­turelles sup­plé­men­taires, sous la forme d’une hiérar­chie de class­es, durant l’en­traîne­ment afin d’at­ténuer l’im­pact et la grav­ité des erreurs de clas­si­fi­ca­tion, avec pour objec­tif de réalis­er de « meilleures erreurs ». Deux­ième­ment, nous dévelop­pons et étu­dions des méth­odes per­me­t­tant de détecter si un échan­til­lon provient de la dis­tri­b­u­tion d’en­traîne­ment con­nue ou s’il est hors du cadre de la tâche de clas­si­fi­ca­tion définie, indi­quant ain­si qu’il devrait poten­tielle­ment être écarté ou traité dif­férem­ment pour éviter des pré­dic­tions erronées. Ces deux axes représen­tent des moyens alter­nat­ifs de répon­dre aux défis posés par les mod­èles boîte noire et d’amélior­er la con­fi­ance envers les clas­sifi­ca­teurs à réseaux de neu­rones.
Alors que les class­es dans la plu­part des jeux de don­nées de clas­si­fi­ca­tion d’im­ages sont con­sid­érées comme équidis­tantes, cette sup­po­si­tion peut ne pas être val­able pour cer­tains ensem­bles. Par exem­ple, dans un jeu de don­nées de races de chats, il est intu­itif de sup­pos­er que ces class­es parta­gent des sim­i­lar­ités. De même, ajouter d’autres types d’an­i­maux domes­tiques comme class­es sug­gère une par­en­té séman­tique reflétée par leur posi­tion sur des branch­es plus éloignées d’une hiérar­chie de class­es. De nom­breuses méth­odes ont été pro­posées pour exploiter de telles hiérar­chies exis­tantes afin d’amélior­er la per­for­mance de clas­si­fi­ca­tion ou de per­me­t­tre des tâch­es plus com­plex­es, comme la pré­dic­tion sur des super-class­es plutôt que sur des class­es fines.
Les clas­sifi­ca­teurs super­visés sont entraînés pour dis­crim­in­er entre des class­es prédéfinies à l’aide de jeux de don­nées soignés, et leur com­porte­ment devient imprévis­i­ble lorsqu’ils trait­ent des don­nées hors de cette dis­tri­b­u­tion d’en­traîne­ment ce qui est prob­lé­ma­tique pour la fia­bil­ité et peut engen­dr­er des con­séquences inat­ten­dues. La détec­tion Hors-Dis­tri­b­u­tion (Out-of-Dis­tri­b­u­tion, OOD) cible spé­ci­fique­ment les clas­sifi­ca­teurs entraînés sur une tâche mul­ti-classe où des échan­til­lons aber­rants représen­tant un change­ment séman­tique doivent être détec­tés au moment du test. Les méth­odes de détec­tion post-hoc opèrent sur des clas­sifi­ca­teurs pré-entraînés en analysant des sous-pro­duits de la clas­si­fi­ca­tion tels que les dis­tri­b­u­tions de scores de pré­dic­tion, les acti­va­tions de car­ac­téris­tiques et les représen­ta­tions latentes. Ces méth­odes sont par­ti­c­ulière­ment intéres­santes car elles ne néces­si­tent aucune mod­i­fi­ca­tion de l’ar­chi­tec­ture ou de la procé­dure d’en­traîne­ment du mod­èle, préser­vant ain­si la per­for­mance de clas­si­fi­ca­tion prin­ci­pale tout en ajoutant des capac­ités de détec­tion OOD. Cepen­dant, la plu­part des études exis­tantes n’ex­am­i­nent pas en pro­fondeur com­ment la per­for­mance du mod­èle de clas­si­fi­ca­tion sous-jacent influ­ence l’ef­fi­cac­ité des méth­odes de détec­tion OOD post-hoc.
Un domaine con­nexe est la détec­tion d’anom­alies (AD). Ici, l’ob­jec­tif est d’en­traîn­er des clas­sifi­ca­teurs binaires nominal/anormal dédiés à la détec­tion d’échan­til­lons anor­maux d’une classe par exem­ple l’in­spec­tion visuelle automa­tisée de chaînes de pro­duc­tion indus­trielles, véri­fi­ant si les vis et écrous pro­duits sont con­formes ou défectueux. La prin­ci­pale dif­férence avec la détec­tion OOD est que les éti­quettes de la dis­tri­b­u­tion OOD ne se recou­vrent pas avec celles de la dis­tri­b­u­tion In-Dis­tri­b­u­tion (ID). La dif­fi­culté majeure réside dans la rareté
intrin­sèque des anom­alies, les méth­odes de détec­tion d’anom­alies doivent donc s’en­traîn­er sans ou avec très peu de don­nées anor­males.
Nous présen­tons notre étude de la pre­mière approche, util­isant la clas­si­fi­ca­tion hiérar­chique. Cer­taines méth­odes se sont con­cen­trées sur la créa­tion de pipelines de mod­èles pour pren­dre en compte la hiérar­chie ou sur la créa­tion de pertes d’en­traîne­ment alter­na­tives inté­grant directe­ment ces hiérar­chies. Nous pro­posons deux nou­velles méth­odes reposant sur une perte d’en­traîne­ment inédite et une nou­velle tech­nique de lis­sage d’é­ti­quettes (label smooth­ing). Nous nous com­parons aux méth­odes exis­tantes de la lit­téra­ture.
Nous analysons la détec­tion OOD, et plus par­ti­c­ulière­ment l’é­val­u­a­tion de ces méth­odes. Nous pro­posons une étude appro­fondie de l’im­pact de la per­for­mance de clas­si­fi­ca­tion ID du mod­èle sous-jacent. Nous for­mu­lons une cri­tique de cer­tains aspects de la lit­téra­ture exis­tante sur l’é­val­u­a­tion des per­for­mances OOD. Nous présen­tons égale­ment une nou­velle méth­ode post-hoc de détec­tion OOD basée sur l’analyse de l’e­space de car­ac­téris­tiques.
De plus, cette thèse com­prend une méth­ode exploratoire en détec­tion d’anom­alies, visant à fournir de meilleures fron­tières de déci­sion pour détecter les out­liers et à appren­dre, de manière non super­visée, à dif­férenci­er plusieurs types d’anom­alies en intro­duisant plusieurs class­es de rejet, appelées « class­es soeurs ». Bien que ce cadre ait mon­tré des résul­tats promet­teurs sur des don­nées arti­fi­cielles syn­thé­tiques, la méth­ode n’a pas été effi­cace sur des don­nées d’im­ages. Notre inves­ti­ga­tion a révélé des lim­i­ta­tions fon­da­men­tales, sug­gérant un con­flit inhérent entre l’op­ti­mi­sa­tion de la clas­si­fi­ca­tion binaire inli­er-out­lier et l’ap­pren­tis­sage simul­tané de représen­ta­tions sig­ni­fica­tives pour une caté­gori­sa­tion non super­visée des outliers.

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Vitor Mar­tin Bordini

Le 3 juin 2025 à 9h, GI042, bâti­ment Blaise Pascal

Mem­bres du jury :

  • Mme Vio­laine Antoine, maîtresse de con­férences HDR, rapporteur
  • Uni­ver­sité Cler­mont Auvergne, lab­o­ra­toire LIMOS, Aubière
  • M. David Merci­er, pro­fesseur des uni­ver­sités, rapporteur
  • Uni­ver­sité d’Artois, lab­o­ra­toire LGI2A, Béthune
  • M. Christophe Marsala, pro­fesseur des uni­ver­sités, examinateur
  • Sor­bonne Uni­ver­sité, lab­o­ra­toire LIP6, Paris
  • Mme Véronique Cher­faoui, pro­fesseure des uni­ver­sités, examinatrice
  • Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Sébastien Dester­cke, directeur de recherche CNRS, co-directeur de thèse
  • Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Ben­jamin Quost, pro­fesseur des uni­ver­sités, co-directeur de thèse
  • Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne

Résumé :

Machine learn­ing clas­si­fiers have achieved impres­sive suc­cess in a wide range of domains such as nat­ur­al lan­guage pro­cess­ing, image recog­ni­tion, med­ical diag­no­sis, and finan­cial risk assess­ment. Despite their remark­able accom­plish­ments, their appli­ca­tion to real-world prob­lems still entails chal­lenges.
One of the most com­mon prob­lems is the large amount of labels nec­es­sary to train a clas­si­fi­er. Labelling data is a time-con­sum­ing process that is prone to incon­sis­ten­cy because it is done by humans. In some domains (e.g. the med­ical domain), this process also requires spe­cial­ists, which are expen­sive to hire and have lit­tle time to work on these activ­i­ties.
These issues are the main moti­va­tion to the so-called Weak­ly super­vised learn­ing, a field of study in machine learn­ing that pro­pos­es to reduce the amount of labels nec­es­sary by gath­er­ing infor­ma­tion of unla­beled data. Among the three most stud­ied par­a­digms in this field, we focus on incom­plete super­vi­sion, i.e. more than one label is a pos­si­bly cor­rect label for each sam­ple in the dataset.
In this the­sis, we focus on semi-super­vised learn­ing, where it is sup­posed that, for a giv­en instance, only one (unknown) label is the cor­rect answer. More specif­i­cal­ly, we con­sid­er the self-super­vised learn­ing approach, where the mod­el pre­dicts the labels for the unla­beled part of the dataset, called pseu­do-labels. The mod­el is retrained using those pseu­do-labels after, in an inter­ac­tive man­ner.
This approach has the down­side of bias­ing the mod­el, since the pseu­do-labels are mere guess­es and have no guar­an­tee to be cor­rect. This prob­lem is mit­i­gat­ed in the lit­er­a­ture by select­ing which pseu­do-labels are the most prob­a­bly cor­rect and thus used on the next iter­a­tion for the train­ing. In this the­sis, we advo­cate that this cor­rec­tion might not be enough to avoid bad pseu­do-labels and the per­for­mance is bet­ter when we apply uncer­tain­ty quan­tifi­ca­tion on the pseu­do-labels. Addi­tion­al­ly, a good prop­er­ty we want to ensure is the prob­a­bil­i­ty cal­i­bra­tion, where the mod­el prob­a­bil­i­ty esti­ma­tion is guar­an­teed to be clos­er to the real prob­a­bil­i­ty of the data.%talk about cal­i­bra­tion
We pro­pose to apply Induc­tive Venn Predictor(IVP) and Induc­tive Venn-Abers Predictor(IVAP) to bet­ter quan­ti­fy the uncer­tain­ty while cal­i­brat­ing the mod­el. Our exper­i­ments indi­cate that we achieve a bet­ter cal­i­bra­tion with com­pa­ra­ble accu­ra­cy in bina­ry sets and pair­wise approach, but fails to gen­er­al­ize well in a mul­ti-class approach.

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Dany Ghraizi

Le 29 avril 2025 à 9h30, GI042, bâti­ment Blaise Pascal

Mem­bres du jury :

  • M. Paul Honeine, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Lab­o­ra­toire LITIS, Uni­ver­sité de Rouen, Rouen
  • M. Michel Bas­set, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Lab­o­ra­toire IRIMAS, Uni­ver­sité de Haute Alsace, Mulhouse
  • M. Ali Charara, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne
  • M. Has­san Noura, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Lab­o­ra­toire d’information et des sys­tèmes, Uni­ver­sité Aix-Mar­seille, Marseille 
  • Mme Reine Talj, chargée de recherche, co-direc­trice de thèse Lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne
  • M. Clo­vis Fran­cis, pro­fesseur des uni­ver­sités, co-directeur de thèse Ecole nationale supérieurs d’Arts et Métiers, Châlon-en-Champagne

Résumé :

The rapid advance­ment of autonomous vehi­cles (AVs), through Advanced Dri­ver Assis­tance Sys­tems (ADAS), has accel­er­at­ed research into intel­li­gent deci­sion-mak­ing sys­tems that ensure safe­ty, effi­cien­cy, and adapt­abil­i­ty in com­plex dri­ving envi­ron­ments. One of these sys­tems han­dles lon­gi­tu­di­nal motion through Adap­tive Cruise Con­trol (ACC). Ide­al ACC sys­tems can decel­er­ate to low speeds in stop-and-go traf­fic, main­tain a safe fol­low­ing dis­tance, min­i­mize rear-end col­li­sion risks, and lessen the driver’s need to con­tin­u­al­ly adjust vehicle’s speed to match traf­fic flow. As for lat­er­al motion, lane-change maneu­vers, though essen­tial, pose chal­lenges due to their com­plex­i­ty and safe­ty risks.
This the­sis presents a Hier­ar­chi­cal Deci­sion Archi­tec­ture for autonomous vehi­cles, lever­ag­ing Deep Rein­force­ment Learn­ing (DRL) and risk assess­ment to inte­grate high-lev­el strate­gic plan­ning with tra­jec­to­ry plan­ning and low-lev­el con­trol exe­cu­tion. The pro­posed frame­work address­es both lat­er­al and lon­gi­tu­di­nal deci­sion-mak­ing, encom­pass­ing tasks such as speed reg­u­la­tion, lane changes, risk asessem­nt, and obsta­cle avoid­ance. The main objec­tive is to devel­op a uni­fied deci­sion-mak­ing frame­work for autonomous vehi­cles that inte­grates lon­gi­tu­di­nal and lat­er­al actions, incor­po­rates dynam­ic risk assess­ment, and seam­less­ly inte­grates with tra­jec­to­ry plan­ning, ensur­ing safe­ty, effi­cien­cy, and com­fort in diverse and dynam­ic dri­ving envi­ron­ments.
The pro­posed archi­tec­ture con­sists of three main com­po­nents: a high-lev­el deci­sion­mak­ing mod­ule that gen­er­ates strate­gic deci­sions based on the vehicle’s per­cep­tion of the envi­ron­ment, a mid-lev­el tra­jec­to­ry plan­ning mod­ule that gen­er­ates fea­si­ble paths and speed pro­files based on the high-lev­el deci­sions, and a low-lev­el con­trol mod­ule that exe­cutes the planned tra­jec­to­ries while ensur­ing safe­ty and com­fort.
The first part of the the­sis focus­es on the devel­op­ment of a DRL-based ACC deci­sion­mak­ing mod­ule with­in a dis­crete-action Markov Deci­sion Process (MDP) frame­work that learns safe, flex­i­ble, and respon­sive car-fol­low­ing poli­cies agents while also being aware of the sur­round­ing traf­fic con­di­tions and react­ing accord­ing­ly. This is achieved by design­ing a com­pre­hen­sive, easy-to-inter­pret mul­ti-objec­tive reward func­tion that reflects safe, respon­sive, and ratio­nal traf­fic behav­ior.
The sec­ond part focus­es on the devel­op­ment of a risk assess­ment mod­ule that estab­lish­es a func­tion for dynam­ic risk assess­ment, con­sid­er­ing both lon­gi­tu­di­nal and lat­er­al aspects of the envi­ron­ment. By incor­po­rat­ing var­i­ous fac­tors such as veloc­i­ty and rel­a­tive posi­tion, the pro­posed func­tion enables the vehi­cle to antic­i­pate and respond to poten­tial haz­ards proac­tive­ly. This is done by propos­ing a high-lev­el risk-aware deci­sion-mak­ing mod­ule inte­grat­ed into the tra­jec­to­ry plan­ner of autonomous vehi­cles. Addi­tion­al­ly, it builds upon the DRL-based ACC deci­sion-mak­ing mod­ule to include risk aware­ness and allows coher­ent lon­gi­tu­di­nal and lat­er­al deci­sion-mak­ing simul­ta­ne­ous­ly.
The third part focus­es on the uni­fi­ca­tion of lon­gi­tu­di­nal and lat­er­al deci­sion-mak­ing and the inte­gra­tion of this mod­ule with the tra­jec­to­ry plan­ner. The pro­posed archi­tec­ture builds upon the pre­vi­ous parts to cre­ate a uni­fied deci­sion-mak­ing pol­i­cy that com­bines lon­gi­tu­di­nal and lat­er­al actions with envi­ron­men­tal aware­ness, enabling the vehi­cle to nav­i­gate com­plex sce­nar­ios safe­ly and effi­cient­ly.
Sim­u­la­tion results demon­strate the architecture’s abil­i­ty to out­per­form tra­di­tion­al rule­based and heuris­tic approach­es, achiev­ing high­er safe­ty mar­gins, smoother tra­jec­to­ries, and improved respon­sive­ness to dynam­ic traf­fic con­di­tions. The inte­gra­tion of DRL tech­niques enables the sys­tem to adapt to diverse dri­ving con­texts and learn from real-time feed­back, offer­ing a path­way to more autonomous, human-like dri­ving behav­iors. Test­ed in a joint Simulink/MatLab and SCANeR™ Stu­dio sim­u­la­tion, the pro­posed mod­els demon­strat­ed suc­cess­ful high-lev­el behav­iors with the abil­i­ty to exe­cute car-fol­low­ing maneu­vers, avoid­ing rear-end col­li­sions with aware­ness for fol­low­ing vehi­cle behav­ior, lane changes, over­tak­ing, adapt­abil­i­ty to cut-in and cut-out sce­nar­ios, maneu­ver abor­tion, and dynam­ic tra­jec­to­ry re-plan­ning in response to unex­pect­ed behav­iors, obsta­cles, or antic­i­pat­ed risks.
This work con­tributes to the field of autonomous dri­ving by intro­duc­ing a scal­able, learn­ing-based hier­ar­chi­cal frame­work that com­bines advanced deci­sion-mak­ing capa­bil­i­ties with prac­ti­cal imple­men­ta­tion for real-world AV sys­tems. It pro­vides insights into the syn­er­gy
between rein­force­ment learn­ing, tra­jec­to­ry plan­ning, risk assess­ment, and con­trol the­o­ry, paving the way for future inno­va­tions in autonomous vehi­cle technology.

Moham­mad Beyrouti

Le 28 avril 2025 à 9h30, GI042, bâti­ment Blaise Pascal

Mem­bres du jury :

  • Mme Kin­da Khawam, maîtresse de con­férences, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité de Ver­sailles St-Quentin, Versailles
  • M. Omar Mawloud, pro­fesseur des uni­ver­sirés, mem­bre rap­por­teur Uni­ver­sité Bre­tagne Sud, lab­o­ra­toire IRISA, Vannes
  • Mme Mary­line Lau­rent, pro­fesseur, mem­bre exam­i­na­teur Télé­com Sud­Paris, Insti­tut Poly­tech­nique de Paris, lab­o­ra­toire Samovar, Paris
  • Mme Sara Berri, maîtresse de con­férences, mem­bre exam­i­na­teur Cer­gy Paris Uni­ver­sité, ENSEA, Cergy
  • M. Nace Dri­tan, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Abdel­mad­jid Bouab­dal­lah, pro­fesseur des uni­ver­sités, co-directeur de thèse Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • M. Abed Ellatif Samhat, pro­fesseur, co-directeur de thèse Uni­ver­sité Libanaise, fac­ulté de génie – CRSI, Liban
  • M. Ahmed Lou­nis, enseignant chercheur, co-encad­rant Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne
  • Mem­bre invité : M. Ben­jamin Lussier, enseignant chercheur, co-encad­rant
    Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Compiègne

Résumé :

The Inter­net of Things (IoT) con­nects devices to exchange data over the inter­net, enabling proac­tive mon­i­tor­ing and ear­ly-warn­ing sys­tems of inci­dents in var­i­ous appli­ca­tions such as health­care and rail­way. Short-range wire­less pro­to­cols such as Blue­tooth Low Ener­gy (BLE), Zig­bee, Z‑wave, and oth­ers are pre­dom­i­nant­ly employed by IoT devices in the Sens­ing and Con­trol­ling domain of the IoT archi­tec­ture. These devices exchange sen­si­tive data that back-end ser­vices rely on for pro­cess­ing and deci­sion-mak­ing. How­ev­er, this surge in con­nec­tiv­i­ty has induced var­i­ous secu­ri­ty chal­lenges, includ­ing a broad spec­trum of vul­ner­a­bil­i­ties and threats that expose these net­works to a wide range of attacks, jeop­ar­diz­ing the secu­ri­ty and safe­ty of IoT appli­ca­tions. Hence, the main goal is to achieve secure com­put­ing in IoT net­works by ensur­ing secu­ri­ty and safe­ty in the Sens­ing and Con­trol­ling domain. In order to achieve this, we should study the prob­lem from both offen­sive and defen­sive per­spec­tives. Secu­ri­ty risk assess­ment serves as a use­ful method to ana­lyze vul­ner­a­bil­i­ties and threats from the offen­sive per­spec­tive, while Intru­sion Detec­tion Sys­tems (IDS) can serve as effi­cient meth­ods for mit­i­gat­ing threats from the defen­sive per­spec­tive. Exist­ing research, includ­ing tra­di­tion­al meth­ods designed for IT sys­tems and meth­ods tai­lored for IoT, suf­fers from var­i­ous lim­i­ta­tions due to the het­ero­ge­neous and dynam­ic nature of IoT net­works from both per­spec­tives. To address these chal­lenges, a vul­ner­a­bil­i­ty-ori­ent­ed secu­ri­ty risk iden­ti­fi­ca­tion method have been pro­posed for iden­ti­fy­ing real­is­tic vul­ner­a­bil­i­ties and threats on IoT and a Secu­ri­ty-Bag IDS mech­a­nism for detect­ing and tol­er­at­ing attacks using secu­ri­ty rules for IoT sys­tems. These mech­a­nisms have been thor­ough­ly val­i­dat­ed through a use case study on an IoT smart health­care appli­ca­tion. The research find­ings high­light the effec­tive­ness of the pro­posed meth­ods in address­ing the secu­ri­ty chal­lenges and achiev­ing secure com­put­ing in IoT.

Math­ieu Cocheteux

Le 4 avril 2025 à 13h30, amphi du cen­tre d’in­no­va­tion de l’UTC

Mem­bres du jury :

  • M. Cédric Demon­ceaux, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre rap­por­teur Lab­o­ra­toire ICB UMR 6303 Ub-CNRS, Uni­ver­sité de Bour­gogne, Le Creusot
  • M. Damien Vivet, pro­fesseur, mem­bre rap­por­teur ISAE-Supaero, Toulouse
  • M. Sébastien Dester­cke, directeur de recherche CNRS, mem­bre exam­i­na­teur Lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne
  • Mme Samia Ain­ouz, pro­fesseur des uni­ver­sités, mem­bre exam­i­na­teur Lab­o­ra­toire d’informatique, du traite­ment et de l’information et des Sys­tèmes (LITIS), INSA Rouen Nor­mandie, Saint-Etienne-du-Rouvray
  • M. Franck Davoine, directeur de recherche CNRS, co-directeur de thèse Lab­o­ra­toire d’informatique en image et sys­tèmes d’informations (LIRIS), INSA Lyon, Villeurbanne
  • M. Julien More­au, maître de con­férences, co-directeur de thèse Lab­o­ra­toire Heudi­asyc, Uni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, Compiègne

Résumé :

Le cal­i­brage des cap­teurs est une étape essen­tielle pour garan­tir une per­cep­tion robuste dans les sys­tèmes autonomes. Cette thèse explore des approches basées sur l’ap­pren­tis­sage pro­fond pour le cal­i­brage automa­tique des cap­teurs mul­ti­modaux, notam­ment le cal­i­brage extrin­sèque entre les caméras et les LiDARs, ain­si qu’entre les caméras événe­men­tielles et les LiDARs. Les méth­odes tra­di­tion­nelles de cal­i­brage reposent générale­ment sur des envi­ron­nements con­trôlés, des cibles sta­tiques ou des esti­ma­tions ini­tiales des paramètres, lim­i­tant leur applic­a­bil­ité aux scé­nar­ios dynamiques du monde réel. Pour sur­mon­ter ces lim­i­ta­tions, cette recherche pro­pose des méth­odes inno­vantes de cal­i­brage, automa­tiques et prenant en compte l’in­cer­ti­tude, capa­bles de s’adapter aux con­fig­u­ra­tions des cap­teurs et aux con­di­tions envi­ron­nemen­tales changeantes.
Nous intro­duisons Pseudo­Cal, une méth­ode lim­i­tant la dépen­dance à une ini­tial­i­sa­tion pré­cise, en util­isant des représen­ta­tions pseu­do-LiDAR pour réalis­er un cal­i­brage automa­tique entre caméras et LiDARs directe­ment dans l’espace 3D. Con­traire­ment aux approches con­ven­tion­nelles qui s’appuient sur des pro­jec­tions 2D et des cor­re­spon­dances de car­ac­téris­tiques, notre méth­ode per­met un cal­i­brage avec une ini­tial­i­sa­tion min­i­male des paramètres, ce qui la rend plus robuste face aux désaligne­ments impor­tants. Nous présen­tons égale­ment MULi-Ev, la pre­mière méth­ode de cal­i­brage en ligne et en temps réel pour les sys­tèmes caméra événe­men­tielle-LiDAR. Cette approche comble une lacune de plus en plus impor­tante dans le domaine des véhicules autonomes et de la robo­t­ique, où cette com­bi­nai­son de cap­teurs devient de plus en plus pop­u­laire pour gér­er les envi­ron­nements dynamiques et à fort con­traste.
Enfin, nous pro­posons la pre­mière méth­ode de cal­i­brage avec esti­ma­tion de l’incertitude, qui quan­ti­fie la con­fi­ance dans les paramètres estimés grâce aux tech­niques de pré­dic­tion con­forme et d’apprentissage pro­fond bayésien. Cette mod­éli­sa­tion prob­a­biliste ren­force la fia­bil­ité des sys­tèmes autonomes en four­nissant des esti­ma­tions cal­i­brées et quan­tifiées, essen­tielles pour les appli­ca­tions cri­tiques en matière de sécu­rité. Cette méth­ode pour­rait per­me­t­tre une prise en compte de l’in­cer­ti­tude pour décider de la mise à jour des paramètres de cal­i­brage, ain­si que de trans­met­tre cette infor­ma­tion aux autres mod­ules du sys­tème pour une prise de déci­sion plus robuste.
Des expéri­ences appro­fondies sur des jeux de don­nées réels démon­trent l’ef­fi­cac­ité de nos approches, met­tant en évi­dence des gains en pré­ci­sion, en robustesse et en adapt­abil­ité. Les con­tri­bu­tions de cette thèse jet­tent ain­si les bases pour de futures avancées en fusion de cap­teurs, per­me­t­tant aux sys­tèmes autonomes d’atteindre une per­cep­tion plus fiable et évo­lu­tive dans des con­textes opéra­tionnels variés.

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